Tous en grève dès le lundi 17 juin contre les réformes Blanquer !

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GRÉVE DES SURVEILLANCES : LE 17 JUIN, ON SE MOBILISE!

 

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de colère, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Resté sourd jusqu’ici, le ministre ne nous laisse d’autre perspective que de continuer à construire le rapport de force. Face à cette surdité et à l’ampleur du désastre et des conséquences des réformes pour les générations à venir et le devenir des diplômes, la grève s'impose!

 

RENDEZ VOUS LE LUNDI 17 JUIN 

10H RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT

11H30 - AG A L'ESPACE DEWAILLY

 

Dans l'académie d'Amiens, les organisations CGT Éduc'action de Picardie, SNES-FSU Amiens,Sud Éducation de la Somme, SNALC Amiens, SNEIP-CGT Amiens appellent tous les personnels d'éducation, enseignants de lycée, de LP, de collège et de primaire, surveillants, convoqués pour surveiller le bac ou pas, à se mettre en grève.

 

On veut faire la grève des examens, comment ça marche ? On risque quoi ??

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On veut faire la grève des examens, on risque quoi ?

Avec la mobilisation contre la réforme Blanquer et la lutte contre la baisse des moyens, la question se pose de faire la grève des examens. L’administration et les chefs n’hésitent pas à faire peser la menace de sanctions et de réquisition sur les camarades qui voudraient se mobiliser en ne faisant pas passer les examens.

SUD éducation 80 se propose de faire un bilan :

En pratique ça veut dire quoi ?

Le droit de grève est constitutionnellement garanti mais s’exerce dans le cadre des lois et règlements qui l’encadre. Dans le contexte d’une grève, les fonctionnaires ou agents publics ou des salariés d’entreprises peuvent se voir réquisitionner sur ordre du Préfet qui prend un arrêté de réquisition.

En pratique c'est très compliqué pour le rectorat d'utiliser cette excuse car il devrait pouvoir prouver la necessité de la réquisition et obtenir un ordre de réquisition, ce qui n'est jamais arrivé à l'EN.

La seule conséquence c'est la perte d'1/30 de mon salaire par jour de grève.

Et donc si dans mon établissement on décide en A.G. de ne pas faire passer les examens ?

Si j’ai reçu une convocation et on nous met la pression : Rappeler la loi et indiquer que le droit de grève est un droit constitutionnel exercé légitimement. L’administration est impuissante.

Et la réquisition alors ? 

En pratique la réquisition est possible mais elle n’a jamais été utilisé dans l’éducation nationale. Pour qu’elle soit possible il faut une demande du préfet et un ordre du ministre. 

Donc si on me remet une réquisition :

D’abord vérifier qu’il s’agit bien d’une réquisition et pas d’une simple convocation.

Ensuite :
→Prendre sans délai contact avec le syndicat local et/ou la federation SUD éducation pour voir la suite à donner et la légalité de celle-ci.

SUD éducation sera présent avec les camarades qui décideront de se mettre en grève lors des examens que ce soit contre le reforme Blanquer ou pour protester contre le retrait des moyens dans leur établissement comme c’est le cas au Lycée Siegfried du Havre dont le personnel s’est prononcé le 14 mai à 84% pour refuser de faire passer les examens.

 

Journal n°162

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Le journal n°162 est paru ! Pour y accéder, cliquez sur la Une…

Au sommaire ce mois-ci :

- P.E. : Le pourquoi d'une publication si tardive

- L'achat d'un rêve : Une "Providentielle" ascension

- Droits d'inscription dans les établissements publics d'enseignement supérieur des étranger-ère-s : Un scandale xénophobe !

- Les mobilisations à venir.

 

Droits d’inscription dans les établissements publics d’enseignement supérieur des étranger-ère-s : un scandale xénophobe.

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Malgré un vote contre à une écrasante majorité au CNESER, Le gouvernement a fait paraître l’arrêté permettant l’augmentation des droits d’inscription des étudiant-e-s étranger-ère-s hors Union Européenne dès la prochaine rentrée universitaire. Pour les étudiant-e-s concerné-e-s, les frais d’inscription passent :

  • de 170€ par an à 2770€ par an en licence,
  • de 243€ par an à 3770€ par an en master.
    Obtenir une licence coûtera 8 310€ au lieu de 510€ (16,3 fois plus) et un master 15 850€ au lieu de 996€ (15,9 fois plus) à un-e étudiant-e ne venant pas de l’Union Européenne.

De l’immigration choisie à la préférence nationale : « bienvenue en France » !

Sous l’intitulé abject « Bienvenue en France », le gouvernement opte ainsi pour l’immigration choisie. Il est clair que ces frais d’inscription colossaux seront une barrière infranchissable pour un grand nombre d’étudiant-e-s étranger-ère-s. Quelle que soit l’origine des étudiant-e-s et le lieu de résidence de leurs parents, l’enseignement supérieur doit être ouvert et gratuit pour toutes et tous.

Cette mesure xénophobe et raciste est le prélude à une augmentation massive et généralisée des frais d’inscription et la fin du service public de l’enseignement supérieur accessible au plus grand nombre. D’ailleurs, alors que le montant des droits d’inscription était fixe jusqu’à présent, l’article 2 prévoit d’ores et déjà leur indexation sur l’indice des prix à la consommation à partir de la rentrée 2020-2021.

Ces choix sont en parfaite adéquation avec les réformes menées par le gouvernement qui mettent en œuvre, de la maternelle à l’université, une école du tri social, de la sélection et des inégalités territoriales : Parcoursup, réforme du lycée professionnel, démantèlement de l’orientation, réforme du lycée général et technologique, réforme du bac.

Cette hausse des frais d’inscription s’ajoute à une surenchère nationaliste et réactionnaire illustrée notamment par l’affichage de reproductions de drapeaux tricolores dans toutes les salles de classe.

SUD éducation revendique une université publique, gratuite, laïque et émancipatrice pour toutes et tous ! L’accès au savoir et à la connaissance n’est pas une marchandise, l’Université n’est pas une entreprise.

 

Toutes et tous mobilisé-e-s le 04 avril !

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Personnels de l'éducation nationale, parents d'élèves, gilets jaunes...ont exprimé lors opposition au projet de loi Blanquer de "l'école de la confiance " le samedi 30 mars. 
 
Le 4 avril doit nous permettre de mobiliser plus largement encore pour être massivement en grève et en manifestation, et construire la grève reconductible ! 

SUD éducation appelle à :

• la constitution d’assemblées locales regroupant les personnels et les parent d’élèves des écoles, établissements scolaires pour se coordonner, 1er et second degré, organiser des actions en commun afin de construire la grève générale dans l’éducation par bassin géographique.
• la constitution d’une coordination nationale et la grève reconductible ;
• participer aux manifestations prévues le 30 mars, dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés en AG ;
• se mettre en grève massivement la date du 4 avril ; à mettre en œuvre les actions décidées par les personnels, notamment les actions en direction des DSDEN et des rectorats.
• mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements, les AG locales.
• construire d’ores et déjà la grève des examens.
• avec les Gilets Jaunes, à continuer de lutter pour le partage des richesses, la transition écologique et la transformation sociale.

La déclaration d’intention de faire grève est à envoyer par mail avant lundi 1 avril avant minuit à votre Ien. Pour un exemple de lettre, suivre ce lien.

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