17 septembre : En grève pour nos retraites, l'assurance chômage et contre la casse de notre système social !

Rédigé par SUD Education 80 - - Aucun commentaire

Samedi 05 septembre

  • Journée de mobilisation contre l'usine des 1000 vaches
  • 10h00 Distribution de tract, rdv au kiosque de la piscine
  • 14h30 Rassemblement et manifestation devant la mairie d'Abbeville

Vendredi 11 septembre

  • Journée contre la venue de LAREM à Amiens
  • 16h00 Rassemblement sur le parking de Mégacité (depart en covoiturage à 14h30 au théâtre d'Abbeville)

Samedi 12 septembre

  • Journée de mobilisation des gilets jaunes partout en France
  • 14h Rassemblement sur le parking de Mégacité contre la venue de LAREM
  • 14h30 Rassemblement en soutien aux auxiliaires de vie devant le théatre à Abbeville

Jeudi 17 septembre

  • 10h Manifestation à Abbeville bd. Vauban (CGT, Solidaires, FSU)
  • 11h Manifestation à Albert
  • 14h00 Manifestation à Amiens (Maison de la culture)

Samedi 19 septembre

  • 13h Marche des Fiertés, drapeaux syndicaux acceptés (sauf drapeaux à distribuer de la CFDT)

 

Aux hommes certifiés, le jury de CAPES reconnaissant... ou le sexisme ordinaire dans l’éducation nationale

Rédigé par SUD Education 80 - - Aucun commentaire

Le rapport 2016 du CAPES de Lettres, signé par le président du jury M. Laudet, offre un nouvel exemple de sexisme ordinaire et de dépréciation de toutes celles qui exercent le métier d’enseignante.

Que lit-on en effet à la deuxième page de ce rapport ? Pour se féliciter de la progression des candidats et des admis hommes au CAPES de Lettres, le président du jury croit bon d’écrire :« La proportion des garçons au CAPES de lettres s’améliore significativement, ce qui est un symptôme d’attractivité nouvelle pour le métier de professeur de Lettres. Enseigner les lettres n’est pas une spécificité féminine et nos élèves ont besoin de l’expérimenter au quotidien. Ils y gagneront incontestablement, les garçons entre autres, et la présence accrue d’hommes pour enseigner les Lettres contribuera à affiner l’image parfois dégradée qu’ils ont de la discipline. Pour qui est légitimement soucieux de parité, c’est là une tendance vraiment encourageante. »

Ces quelques lignes sont particulièrement insultantes pour les enseignantes du secondaire, et symptomatiques de la dévalorisation et de la culpabilisation que le système patriarcal fait peser sur les femmes.

C’est un fait : le métier d’enseignant-e est largement féminisé (65% de femmes parmi les professeur-e-s du secondaire). C’est un fait aussi : notre métier est aujourd’hui dévalorisé, moins attractif. Mais quel tour de passe-passe misogyne de rendre les femmes responsables de cette dévalorisation ! C’est parce que le métier est aujourd’hui dévalorisé qu’il est féminisé, et non pas l’inverse ! C’est en effet une constante du système de domination patriarcal : aux hommes les fonctions de prestige, de pouvoir, aux femmes les fonctions subalternes et moins reconnues. Si notre métier est dévalorisé, c’est que la place de l’école, du savoir et de l’enseignant-e est méprisée. Donc plutôt que de prendre l’effet pour la cause et d’imputer à tort la dévalorisation du métier à sa féminisation les membres du jury du CAPES devraient plutôt se soucier des conditions d’exercice de plus en plus difficiles de notre métier, qui sont la véritable cause de son attractivité en berne !

Quelle misogynie également, de considérer qu’une femme serait moins à même qu’un de ses homologues masculins d’intéresser à la littérature des élèves garçons !
Quelle prétention sexiste, de voir les hommes nouvellement arrivés dans la discipline comme des sauveurs de l’enseignement des Lettres ! Et quel exemple de cooptation masculine à peine voilée par des jurys de concours qui, rappelons-le, sont très largement masculins.

Quelle hypocrisie satisfaite d’elle-même enfin, de se targuer de parité, quand, à tous les postes à responsabilités la proportion d’hommes est largement supérieure à celle des femmes ! Il semble bon de se soucier de parité quand il s’agit de privilégier les hommes, mais pas quand il s’agit d’ouvrir aux femmes des bastions masculins.

 

SUD éducation, qui a déjà pointé dans ses productions les stéréotypes sexistes liés à la féminisation de notre métier* et les mécanismes de cooptation masculine à l’œuvre dans l’éducation nationale, condamne avec force cette nouvelle démonstration de sexisme de notre institution.

Une pétition en direction du ministère a été mise en ligne ici :
https://frama.link/rapport-capes-sexiste

* Voir ici la fiche « Féminisation du métier, "perte d’autorité" et stéréotypes de genre » :

http://www.sudeducation.org/Feminisation-du-metier-perte-d.html

 

Fil RSS des articles de ce mot clé