SUD éducation dénonce la criminalisation des lycén-ne-s mobilisé-e-s contre les E3C

Rédigé par SUD Education 80 - - Aucun commentaire

SUD éducation est scandalisée par l’arrestation de 4 lycéens qui ont passé la nuit dans un commissariat. Leur place n’est pas dans une cellule mais chez eux. Ces derniers ont passé la nuit sans avoir aucune information et sans connaître le motif de cette garde à vue abusive. La répression se poursuit et s’intensifie à l’égard des lycéen-ne-s mobilisé-e-s contre les E3C. Après de multiples séances de gazages un peu partout en France, la répression est montée d’un cran avec la garde à vue de 4 lycéens parisiens.

Les lycén-ne-s mobilisé-e-s depuis plus d’un an ne sont pas entendu-e-s et subissent une répression inédite et d’une violence inouïe.

Après l’arrestation de 151 jeunes menotté-e-s, maintenu-e-s à genoux plusieurs heures puis emmené-e-s en garde à vue pour le simple fait de se trouver aux abords d’un lycée mobilisé en décembre 2018 à Mantes-la -Jolie, après la violente répression de décembre 2018 avec un élève qui s’est retrouvé la joue déchiquetée suite à un tir de flash ball, la répression reprend et s’intensifie depuis janvier 2020 sur les lycéen-ne-s.

Le gouvernement exprime sa volonté de faire taire les lycéen-ne-s en les emprisonnant et en les criminalisant.

Le gouvernement ne se contente pas d’afficher son mépris de tous les personnels, il semble déterminé à broyer la jeunesse et à lui interdire toute forme de contestation. Cette répression intolérable est le signe d’une évolution délétère du système éducatif et du maintien de l’ordre à l’égard de la jeunesse.

Les lycéen-ne-s comme les enseignant-e-s ne veulent toujours pas de cette réforme du bac ni des E3C.

De nombreuses organisations syndicales et collectifs exigent l’abandon définitif des épreuves communes de contrôle continu (EC3) du deuxième trimestre en classe de première et revendiquent le retour à un examen national fondé sur des épreuves disciplinaires, ponctuelles et terminales.

Dans de nombreux établissements, les personnels, mais aussi des élèves et des parents d’élèves se mobilisent avec succès contre la tenue des épreuves. Le ministre refuse toujours d’entendre leur colère légitime et minimise les annulations ou reports des épreuves. Ce n’est pas à coup de gaz lacrymogène, de coup de matraques et de garde à vue que les personnels et les lycéen-ne-s vont plier.

Le bac blanquer E3C c’est :

• des sujets corrigés accessibles sur Internet avant les épreuves de certain-e-s lycéen-ne-s ;
• des retraité-e-s qui n’ont pas les compétences surveillant les épreuves (l’un s’est même blessé) et à qu’on contraint à travailler encore ;
• des élèves qui repassent sur le même sujet quand l’épreuve est reportée ;
• des élèves qui reçoivent des zéros pour ne pas avoir forcé un barrage ou pour avoir participé à un blocage ;
• des élèves qui passeront en conseils de disciplines ou subissent un dépôt de plainte de la part d’une proviseure pour avoir appelé au boycott des E3C
• la séquestration de lycén-ne-s à Bordeaux ;
• des lycéen-ne-s frappé-e-s, gazé-e-s devant leur lycée ;
• Des alarmes incendie désarmées dans de nombreux établissements ;
• des élèves blessé-e-s.

Cette rupture d’égalité et ces violences partout doivent impérativement cesser !

SUD éducation rappelle que la France a signé la convention internationale des droits de l’enfant et qu’elle ne respecte absolument pas cette convention. Le premier point de l’article 13 précise que « l’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant. »

SUD éducation soutient la mobilisation des lycéen-ne-s contre les E3C et appelle l’ensemble des personnels à les soutenir.

SUD éducation réclame la libération immédiate et l’abandon des poursuites contre tous les personnels grévistes et les lycéen-ne-s.
• SUD éducation dénonce la répression et la violence policière dont sont victimes les lycéen-ne-s.
• SUD éducation dénonce la répression généralisée dont sont victimes les personnels de l’éducation en lutte comme les autres personnes en lutte contre la réforme des retraites.
• SUD éducation revendique l’abrogation des réformes du bac et l’annulation des E3C

Les News - 16 janvier 2020

Rédigé par SUD Education 80 - - Aucun commentaire
Jusqu'au retrait! Tous en grève !
 
L’annonce du retrait provisoire de « l’âge pivot » n’est pas un compromis, mais un leurre du gouvernement, qui ne recule que pour mieux sauter et passer en force.
Pour Sud Éducation, le préalable à toute négociation et la seule revendication c’est, le retrait du projet de retraite universelle à point. 
Le mouvement des grèves par sa durée et sa dureté est historique. Il faut maintenir et accentuer ce rapport de force
 
Les Retraités aussi se mobilisent et en particulier ceux de l'UNIRS (Union nationale Interprofessionnelles des Retraité-e-s Solidaires)
Alors que les retraité-e-s représentent 20 % de la population et  soutiennent majoritairement la réforme des retraites à points souhaitée par Macron, il  faut leur faire changer d'avis en leur montrant les conséquences de cette retraite à points directement pour eux,leurs enfants et petits enfants.
En pièce-jointe un  tract de 4 pages  sur les 1000€ (qui ne concerne pas les retraités selon le projet de loi) et les réversions qui sont nivelées par le bas :
- aujourd'hui, 50 ans dans le public et 55 ans dans le privé : ce sera 55 pour tout le monde.
- aujourd'hui remariage admis dans le privé (et partage de la réversion en proportion du nombre d'années de chaque mariage) et remariage supprimant la réversion dans le public : ce sera suppression pour tout le monde en cas de remariage.
A diffuser largement!
 
Les enseignants-chercheurs du département de sciences sociales de l'UPJV ont voté une motion ce 14 janvier décidant de procéder à la rétention des notes et à la suspension des jurys jusqu’à nouvel ordre
Concrètement, aucune validation d'examens n'aura donc lieu, pour l'heure, dans notre département.
 
Aujourd'hui, pour la 6ème journée d'appel interprofessionnel, la mobilisation n'a pas faibli. Près de 4000 manifestants dans les rues, dont une centaine ont investi les locaux du Rectorat. Sud Éducation y était et se félicite de ce genre d'initiatives.
A l'Assemblée Générale syndicale des cheminots, la reconduction de la grève pour la 43ème a été votée.
 
Sud Éducation appelle à participer à l'ensemble des actions prévues les journées du 22, 23 et  à se mobiliser fortement, à faire des blocages le 24 janvier en particulier, qui est la journée de présentation du projet des retrait en conseil des ministres.
 
En pièce joint un tract de la fédération à diffuser le plus largement possible 
 
Honte à vous Mme La commissaire!
Les dérives policières pleuvent et se succèdent! En quelques semaines, la tension est monté d'un cran à Amiens, alors même que rien dans le comportement des manifestants ne le justifiait. Si ce n'est leur détermination et leur présence! 
Leur ténacité à tenir tête au pouvoir et la sympathie auprès de la majorité des gens qu'elle suscite dérange! Les chiens de garde de la République sont aux abois! Dès lors, il faut sévir et faire des condamnations exemplaires, quitte à bafouer les droits les plus fondamentaux.
 
Romain, militant et acteur de la vie associative locale prépare son procès, fixé au 13 février. Accusé de refus d’obtempérer, de port d’arme (un cutter en plastique oublié au fond d’une poche), et de refus de prélèvement ADN à l’issue d’une garde à vue de 47 heures, il est, en attendant l’audience, sous contrôle judiciaire et interdit de manif. 

Raphaël attend de connaître la peine que lui vaudra son doigt d’honneur. Il lui a déjà valu plus de 20 heures de garde à vue. Heureusement qu’il n’en a levé qu’un...

Amandine, pour avoir manifesté avec une écharpe lui masquant le bas du visage, sera jugée le 18 juin. Sa garde à vue aura duré près de 20 heures.

Jules dont le procès se tiendra le 17 juin. Frappé par des policiers en civil que rien ne distinguait du passant lambda. On lui reproche un acte de rébellion, au terme de 45 heures de garde à vue (durant lesquelles on lui aura posé 5 questions, dont 4 afférentes à la procédure, 1 seule sur les faits)*

Sud Éducation soutient ces camarades et encourage toutes les initiatives visant à manifester ce soutien!

Pour nos retraites, le 24 tout s'arrête !
 
L’intersyndicale nationale appelle à poursuivre et amplifier le mouvement, y compris dans l'éducation ! Sud éducation 80 appelle partout où c'est possible les collègues à se mettre en grève reconductible, à participer aux actions (retraite aux flambeaux, manifestation, action...) et à sortir manifester pour une grande journée de manifestation le 24 janvier, jour de présentation du projet de loi au conseil des ministres !
Fil RSS des articles de ce mot clé