Communiqué fédéral de rentrée
50 000 élèves en situation de handicap, reconnu·es par la MDPH, font leur rentrée sans AESH !
Derrière le discours, il y a les chiffres. Alors que le ministre Edouard Geffray se veut optimiste en assurant que le manque d’enseignant·es sera cette année “marginal”, ce ne sont pas moins de 50 000 élèves en situation de handicap qui se retrouvent sans AESH à la rentrée 2026. Le ministère ne respecte donc pas la loi de 2005, les préconisations de la MDPH et laisse sur le carreau des milliers d’élèves.
La création des PAS (pôle d’appui à la scolarisée) en cette rentrée et le manque d’attractivité du métier le plus précarisé de l’Éducation nationale est sans nul doute à l’origine d’un tel échec. SUD éducation réclame inlassablement la titularisation de l’ensemble des AESH dans un corps de fonctionnaires de catégorie B et la gestion des personnels à échelle académique, comme pour les enseignant·es. Dans l’immédiat, il faut augmenter de manière significative les salaires. Une AESH reste parmi les travailleuses les plus pauvres du pays, rémunérée à hauteur de 950 euros net pour un temps incomplet souvent imposé à 24 heures.
Des enseignant·es et des personnels médico-sociaux qui manquent encore à l’appel
Malgré un nouveau recrutement des personnels stagiaires au niveau bac+3, il manque toujours 4% d’enseignant·es dans le second degré selon le ministère. Depuis 2018, ce sont plus de 10 000 postes qui ont été supprimés alors que le nombre d’élèves a augmenté. Les fermetures d’écoles et de classes se font sentir dans des établissements et des écoles qui explosent dans certaines académies. Dans le premier degré, des classes restent sans professeur·e alors que le nombre d'élèves est loin de baisser dans toutes les écoles. De nombreux·euses professeur·es en arrêt maladie ne sont pas remplacé·es. Pourtant, le gouvernement Lecornu a préféré supprimer 4000 postes d’enseignant·es à la rentrée alors que l’ensemble de l’intersyndicale éducation enjoignait le premier ministre de profiter d’une relative baisse démographique. Rien à faire. L’austérité néolibérale a encore frappé au détriment du service public d’éducation. De même, de nombreux·euses personnels médico-sociaux manquent à l’appel en cette rentrée. Les 300 postes supplémentaires d’infirmières ne sont pas tous pourvus.
Cyberattaques, syndrome d’un service public en fragilité
Le manque de moyens dont souffre le service public d’éducation s’illustre par les cyberattaques que le ministère a subies cet été et leurs graves conséquences, en particulier dans les académies de Toulouse et de Nantes. L’absence de communication officielle du ministère sur l'ampleur et les implications de ces attaques qui concernent tout à la fois les agent·es et les élèves, crée un climat de défiance qui porte atteinte au service public d’éducation. Cet épisode est révélateur d’un manque d’investissement, d’une carence en moyens techniques, humains, financiers pour assurer l’indispensable sécurisation qui devrait accompagner le développement informatique.
Des salaires toujours plus bas
En cette rentrée 2026, le salaire des personnels baisse encore une fois au regard de l’inflation. Il a bel et bien baissé de 25%. Il est plus qu’urgent de dégeler le point d’indice de tous les fonctionnaires, d’augmenter les salaires et de titulariser l’ensemble des personnels contractuels. Pour rappel, les enseignant·es sont rémunéré·es 15 à 20 % en dessous de la moyenne de l’OCDE. Un·e enseignant·es allemand·es est rémunéré·e le double d’un enseignant·e français·e alors qu’un·e professeur·e des écoles travaille en moyenne 100 heures de plus que la moyenne.
Un service public d’éducation défaillant, des classes surchargées, des salaires trop bas …
Mobilisons-nous toutes et tous le 29 septembre pour la défense du service public !
